G2B s’associe à @propos et Marine et Blanc pour demander à JLT de quitter la présidence du club non sans s’être justifié au préalable de sa gestion en matière de recrutement depuis deux ans.
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30.06.01

Hit-Parade

 


On ne va pas faire la fine bouche. L’arrivée de Christian à Bordeaux est une très bonne nouvelle. Tout d’abord car il s’agit d’un attaquant de haut niveau et surtout parce qu’il était ardemment désiré par le coach Elie Baup.
C’est la première fois en fait depuis Jacob Friis-Hansen en 1995 que les Girondins recrutent un joueur étranger évoluant dans le Championnat de France. Curieusement, il n'est jamais rentré dans les habitudes du club de faire signer un joueur déjà acclimaté au pays, à la langue et au championnat.
Il faut par ailleurs remonter à la saison 89-90 pour trouver un tandem d’attaquants 100 % étranger. A cette époque, Piet Den Boer et Klaus Allofs composaient, avec une réussite certaine (14 buts et 7 passes déci-sives chacun), l’attaque girondine. Autre curiosité, ce même Klaus Allofs était le premier joueur étranger à venir directement d’un club français (en l'occurrence l’Olympique de *@#!&!?!).
Doit-on voir dans ces doubles similitudes comme un heureux présage tant au niveau de l’efficacité des deux joueurs que du classement en fin de saison ? (Seconde place et qualification directe en Ligue des Champions selon les critères d’aujourd’hui).
Les mauvaises langues diront qu’il y avait également cette saison-là Jean-Marc Ferreri et Jesper Olsen pour distiller les ballons au milieu du terrain (14 buts et 8 passes décisives pour le premier, 1 but et 4 passes pour le second), ce en quoi elles n’auront malheureusement pas tort !!!
Mais même si le problème causé par l’absence d’un véritable meneur de jeu reste aujourd’hui encore entier, tout le monde conviendra cependant que l’association Pauleta -Christian présente, sur le papier en tout cas, de très sérieux arguments.
Et puis JLT l’a dit, à Bordeaux on travaille en silence. Peut-être que le clou du recrutement sera finalement un bon petit numéro 10 "à l’ancienne" ou plutôt un véritable joueur de couloir. Sait-on jamais...

 


 

Si la signature d'Eduardo Costa se confirme dans les prochains jours, ce serait la première fois depuis la saison 83-84 que trois joueurs de même nationalité (avec Paulo Miranda et Christian) évoluent ensemble au club et la troisième fois seulement depuis 1937.
En effet, depuis le trinôme Rohr – Memering – Müller en 1983, Bordeaux n’avait jamais compté dans ses rangs 3 joueurs originaires d’un même pays, et ce bien que le nombre de ressortissants communautaires ne soit plus limité dans les effectifs depuis 1992. Si on ajoute également les deux Portugais Bruno Basto et Pauleta déjà présents depuis la saison dernière, c’est un fort accent lusitanien qu’aura la cuvée 2001-2002.
Et c
’est donc au minimum 6 joueurs étrangers (au sens premier du terme, c’est à dire sans compter les assimilés ou ceux possédant aussi la nationalité française) que vont compter les Girondins cette saison, soit la proportion la plus importante depuis l’avènement du professionnalisme.

 


Après 4 saisons passées sous le maillot Marine et Blanc, Lilian Laslandes quitte le club et le cham-pionnat de France pour la Premier League anglaise.
Un épilogue finalement logique pour l'international français, son attitude et son faible rendement la saison écoulée l’ayant rendu indésirable aux yeux de nombreux supporters.
Lilian mérite cependant de figurer en bonne place au panthéon des attaquants girondins, ses statistiques personnelles faisant de lui l’un des deux attaquants les plus prolifiques des 15 dernières années (l’autre étant Sylvain Wiltord).
Durant sa période bordelaise, Lilian a inscrit 54 buts toutes compétitions confondues : 47 en championnat, 4 en coupe d’Europe, 4 en coupe de France et 2 en coupe de la Ligue.
 

Lilian Laslandes

 

Avec 47 buts inscrits en Première Division, le Pauillacais se hisse à la 11ème place des meilleurs buteurs girondins de tous les temps. Un total qui aurait pu être plus élevé s’il n’était passé au travers de sa saison 2000-2001 (seulement 4 buts inscrits).
S’ajoutent également à son bilan offensif 25 passes décisives en championnat qui font de lui un attaquant à la fois efficace et altruiste.
Champion de France en 1999, Lilian a également été sélectionné à 7 reprises en équipe de France (pour 3 buts) durant sa carrière bordelaise.
Souhaitons lui bonne chance à Sunderland.

 

Division

Matches Joués

Temps de Jeu

Buts

Buts par Matches

Passes

Cartons Jaunes

Cartons Rouges

2000-2001

01

22

.6471

1724'

04

00.18

03

03

00

1999-2000

01

31

.9118

2537'

14

00.45

05

05

00

1998-1999

01

33

.9706

2658'

15

00.45

12

02

00

1997-1998

01

33

.9706

2748'

14

00.42

05

03

00

119

9667'

47

00.39

25

13

00

 


 

Périodes

Europe

Afrique

Am.Sud

-

Années 30

08

00

00

08

Années 40

11

06

00

17

Années 50

06

07

02

15

Années 60

04

05

03

12

Années 70

07

02

02

11

Années 80

14

02

00

16

Années 90

16

06

05

27

Années 00

04

00

02

06

-

70

28

14

112

L'arrivée de Christian porte à 112 le nombre de jou-eurs étrangers ayant évolué au club et à 14 le nombre de joueurs originaires d'Amérique du Sud.
En analysant les effectifs successifs depuis 1937, on re-cense 32 nationalités différentes réparties sur 3 continents. L'Europe arrive logiquement en tête avec 19 nationalités et 70 joueurs suivie très loin derrière par l'Afrique (9/28) et l'Amérique du Sud (4/14). Nulle trace, par contre, de recru-tement plus ou moins "exotique" avec des joueurs d'origine asiatique ou océanienne.
A l'aide du tableau ci-contre, on peut dégager trois périodes majeures qui ont conditionné les différents axes autour desquels se sont articulées les politiques de recrutement menées par les prospecteurs bordelais hors des frontières hexagonales.


Période 1 : les années 30 et 40

Durant les dix premières années du professionnalisme français, le recrutement de joueurs étrangers était principalement frontalier. Des joueurs belges à Lille, des Luxembourgeois à Metz, et des Italiens à Nice, telles étaient en effet les tendances initiales en matière de recrutement. Les premières décennies sont donc marquées par la présence exclusive dans les rangs girondins de joueurs espagnols issus pour la presque totalité de l'exode consécutif à la guerre civile. Des réfugiés parmi lesquels se trouvaient aussi bien de jeunes immigrés que des footballeurs confirmés anciens sociétaires des plus grands clubs de la Liga (la Real Sociedad, Barcelona ou Valencia). Dix des 17 joueurs ibériques qu'a connu le club (58.82%) ont ainsi évolué à Bordeaux entre 1937 et 1939 puis entre 1944 et 1950.


Période 2 : les années 50 et 60

A partir de 1950, on remarque une intensification du poids des colonies dans les effectifs des Girondins, les ressortissants d'Afrique Noire (l'ancienne Afrique-Occidentale française) rejoignant ceux du Maghreb au milieu de la décennie. Une situation que l'on retrouve d'ailleurs chez l'ensemble des clubs professionnels de l'époque. A contrario, la décolonisation va entraîner un infléchissement massif de cette tendance, la signa-ture des accords d'Evian rendant, par exemple, la représentation algérienne totalement marginale au terme des années 60.
Le continent africain est cependant un cas particulier dans le processus de recrutement des clubs français et des Girondins pour ce qui nous intéresse. Du fait des statuts de colonies ou de protectorats français des 9 pays dont sont originaires les 12 joueurs africains ayant évolué à Bordeaux durant cette décennie, ces derniers n'étaient pas considérés à l'époque comme joueurs étrangers dans les effectifs. Deux joueurs marocains (Embarek Mustapha en 1950 et Ben Mohammed Abdesselem en 1953) ont ainsi évolué à une reprise sous le maillot de l'Equipe de France durant leurs carrières bordelaises.
De même, tous les joueurs d'Afrique francophone ayant évolué ou évoluant encore aux Girondins possèdent également la nationalité française et ce bien que jouant pour leurs sélections nationales respectives. Ce point de l'histoire explique peut être pourquoi aucun joueur originaire d'Afrique anglophone (donc sans relation historique et politique avec la France et considéré de ce fait comme étranger hors UE) n'a porté le maillot bordelais jusqu'à ce jour.


Période 3 : les années 90 et 2000

Depuis la ratification de l'arrêt Bosman en 1992, le nombre de joueurs étrangers a augmenté de façon exponentielle. Avec 27 joueurs dont 16 européens et 6 joueurs africains possédant une double nationalité, les années 90 représentent à elles seules un poids équivalent aux deux décennies précédentes.
Pour autant, et en dépit d'un turn-over relativement important (malheureusement synonyme d'échec), les Girondins n'ont jamais compté plus de 5 joueurs étrangers (extra-communautaires et ressortissants de l'UE) dans leurs effectifs durant une même saison. Pas de trace d'un syndrome "Barcelone" ou "Chelsea", le club ayant toujours privilégié la piste nationale comme axe principal de recrutement. Le paroxysme de cette philisophie à contre-courant ayant été atteint lors de la saison 1999-00 avec plusieurs onze de départ composés uniquement de joueurs français.

On le voit, les nationalités des joueurs recrutés sont autant liées aux choix des techniciens qui se sont succédés à la tête du club qu'aux événements géo-politiques qui ont marqué les différentes époques du XXème siècle et du championnat de France. La prépondérance de ces événements historiques explique notamment pourquoi les trois pays les plus représentés sont l'Espagne avec 17 joueurs ainsi que le Maroc et l'Algérie avec 8 joueurs chacun.
Pour autant le recrutement d'un joueur étranger n'est pas une chose aisée, les paramètres rentrant en ligne de compte étant plus nombreux que pour un joueur national. Outre les inévitables erreurs de casting, les difficultés d'adaptation expliquent souvent le pourcentage d'échec rencontré. Quarante-neuf des 110 joueurs ne sont ainsi resté qu'une seule saison au club. Si ce taux (44.54%) n'est pas intégralement synonyme de mauvais choix, nombreux sont néanmoins les joueurs à ne pas s'être acclimatés au club, au championnat ou encore au pays (L. Ricardinho, S. Menzo, C. Biaggio, M. Lendavaï, I. Vukomanovic ou dernièrement M. Wilmots pour ce qui sont les plus récents exemples).
Parmi tous les joueurs étrangers, ceux qui semblent avoir rencontré le plus de difficultés à s'intégrer sont les ... sud américains, ce qui, avouons-le, n'est pas de très bon augure en ce qui concerne Paulo Miranda et Christian ! Plus de 58% d'entre-eux (7 sur 12) ne sont restés qu'une seule saison au club et affichent, de par le fait, des statistiques peu éloquentes (16 matches de moyenne disputés sur la saison)...

 

 


 

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